Le reproche fait à GA4 est presque toujours le même : « on ne retrouve plus nos chiffres ». C’est exact, et c’est normal. Le modèle a changé de nature, pas seulement d’interface.
Tout est un événement
Universal raisonnait en sessions découpées en pages vues, avec des catégories et des actions. GA4 raisonne en événements, tous logés à la même enseigne : une page vue est un événement, un clic est un événement, un achat est un événement.
Cette uniformité est déroutante au début, puis libératrice. Elle cesse de forcer le réel à entrer dans une hiérarchie qui n’a jamais correspondu à grand-chose.
Nommer avant de mesurer
C’est là que tout se joue, et c’est la seule étape qu’on ne peut pas rattraper après coup. Une convention de nommage décidée en amont :
- Des noms d’événements en
snake_case, au présent, orientés action :form_submit, pasFormulaire OK. - Des paramètres stables — un même paramètre veut dire la même chose partout, sur tout le site.
- Un dictionnaire tenu à jour, lisible par le marketing comme par les développeurs.
Un plan de taggage sans dictionnaire est une dette qui produit des intérêts tous les mois.
Vu trop souvent pour être une coïncidence
Le seuil des données
Les rapports standards appliquent un seuil qui masque les lignes à faible effectif, pour empêcher la réidentification. Beaucoup d’écarts inexpliqués entre GA4 et un back-office viennent de là — pas d’un bug. L’exploration via BigQuery contourne le problème quand la volumétrie le justifie.