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Accessibilité : le RGAA n’est pas une contrainte, c’est un cadre

Main réalisant un signe en langue des signes sur fond rose

L’accessibilité arrive presque toujours en fin de projet, sous forme de liste de reproches. À ce stade, elle coûte cher et frustre tout le monde. Prise au début, elle ne coûte quasiment rien — et elle rend l’interface meilleure pour tout le monde.

Ce que l’accessibilité corrige pour les autres

Le sous-titrage sert d’abord aux gens dans le métro. Le contraste élevé sert d’abord à ceux qui consultent leur téléphone en plein soleil. La navigation au clavier sert d’abord aux utilisateurs avancés. Les gains dits « d’accessibilité » sont massivement consommés par des utilisateurs sans handicap.

Quatre gestes qui couvrent l’essentiel

  • HTML sémantique — un <button> est un bouton. Une <div> avec un onclick n’en est pas un, et ne le sera jamais tout à fait.
  • Focus visible — ne jamais écrire outline: none sans poser un remplaçant au moins aussi lisible.
  • Contrastes — 4,5:1 pour le texte courant. Cela se vérifie à la conception, pas à la recette.
  • Alternatives textuelles — une image décorative prend un alt vide ; une image porteuse d’information prend une description. Les deux sont des décisions, pas des oublis.

Une interface accessible n’est pas une interface bridée. C’est une interface qui a été pensée.

Ce qu’on aimerait ne plus avoir à dire

L’outil ne remplace pas le test

Les validateurs automatiques détectent environ un tiers des non-conformités. Le reste — la pertinence d’une alternative, la logique de l’ordre de tabulation, la clarté d’un intitulé de lien — demande un humain. Dix minutes au clavier, sans souris, en apprennent plus que n’importe quel rapport.